HEPATITE C

Les hépatites ou atteintes du foie sont le plus souvent due à une infection ( virus ) ou peuvent être d’origine alcoolique ou médicamenteuse .les hépatites virales sont classées de A à G en fonction du virus en cause.

L’hépatite C est une maladie du foie d’origine virale. Sa gravité est variable et peut aller d’une forme bénigne, d’une durée limitée à quelques semaines, à une maladie grave qui s’installe à vie.

Causes et facteurs de risque

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang et le plus souvent par :

  • la consommation de drogues injectables avec partage du matériel d’injection ou de contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d’épilation, pratique de la hidjama …….).
  • la réutilisation ou la stérilisation incomplète du matériel médical, en particulier des seringues et des aiguilles, en milieu de soins ;
  • la transfusion de sang et de produits sanguins n’ayant pas fait l’objet d’un dépistage ;
  • les pratiques sexuelles entraînant une exposition à du sang  notamment s’il s’agit d’individus infectés par le VIH ( le virus du SIDA).
  • Il y a un risque de transmission de la mère à l’enfant, au moment de l’accouchement, seulement si des virus sont détectables dans le sang  de la maman.

L’hépatite C ne se transmet ni par le lait maternel, ni par les aliments, ni par l’eau, ni encore par le partage d’aliments ou de boissons avec une personne infectée.

Les signes de la maladie

  • L’infection par le virus de l’hépatite C débute par une période  silencieuse d’une durée variable qui serait fonction de la quantité de virus transmise. Elle dure entre 2 à 12 semaines.
  • Après cette période, l’infection se manifeste par une hépatite aiguë. Dans la plupart des cas, aucun symptôme n’est visible et parfois manifestation de fatigue, urines foncées, selles blanchâtres et jaunisse.
  • Cette hépatite aiguë peut être plus ou moins sévère et l’existence d’une hépatite  grave comme pour l’hépatite A et B est possible mais rare. Diagnostiqué tardivement et/ou sans traitement, l’hépatite peut entraîner de graves complications.
  • On distingue les hépatites virales et des hépatites toxiques, dues à des produits toxiques (médicaments, alcool…). Concernent la première catégorie, il existe 6 virus responsables de ces inflammations du foie : A, B, C, D, E et G. Leur mode de contamination peuvent être différents, tout comme leurs symptômes.

La consultation

  • Sur la base des symptômes décrits ci-dessus, le médecin va palper le foie pour vérifier  l’état de l’organe atteint. , l’observation oriente son diagnostic vers une hépatite. Son interrogatoire lui permettra d’envisager quel type d’hépatite : virale, médicamenteuse, alcoolique, etc. Ensuite, seuls des examens biologiques permettront de vérifier qu’il s’agit bien d’une hépatite C.

Examens et analyses complémentaires

  • Les premiers examens demandés par le médecin seront un bilan hépatique dosage des : transaminases et bilirubine à la recherche d’une atteinte du foie.
  • C’est le médecin qui pose le diagnostic. Lors de la consultation, après une discussion portée sur les symptômes, il prescrit une sérologie. C’est une recherche dans le sang  d’anticorps des principales hépatites. Ces anticorps sont un des moyens de défense de l’organisme contre le virus, ils ne sont présents qu’en cas d’infection. Les anticorps qui permettent de poser le diagnostic d’hépatite C  sont dits anticorps anti-VHC retrouvés après prélèvement réalisé au laboratoire d’analyses médicales.
  • Très important : il est recommandé de pratiquer un dépistage individuel de l’infection au moins une fois au cours de la vie avec les autres  infections sexuellement transmissibles.

Ensuite, si la sérologie est positive, le médecin cherche à connaître le stade de la maladie (aiguë ou chronique) avec examen complémentaire (PCR). Si PCR positive il y a persistance du virus dans le sang et il y a eu passage à la chronicité.

Le professionnel de santé prescrit également un bilan sanguin standard, des tests d’exploration biologique du foie et une échographie abdominale. Puis il envoie le patient vers un confrère médecin spécialisé dans la prise en charge des hépatites en hospitalier. Il existe 48 structures hospitalières avec services dédiés à la prise en charge de l’hépatite.

Evolution de la maladie

Une hépatite chronique C peut évoluer principalement vers deux formes graves du foie.

  • La cirrhose  10 à 20% des cas dont le cancer du foie, 1 à 5% des cas chaque année.

En évoluant, la maladie peut également s’accompagner d’autres symptômes1 :

  • Diabète ;
  • Troubles cardiaques ;
  • Problèmes cutanés.

Selon les estimations, entre 50 et 70 % des porteurs ne présentent aucun symptôme et risquent de découvrir leur maladie à un stade avancé d’où l’intérêt du dépistage. Il existe 50 centres  de dépistage gratuit où vous pourrez le faire.

Traitement

L’arrivée  des nouveaux médicaments antiviraux d’action directe (AAD) contre le VHC a bouleverse très favorablement le pronostic des patients porteurs du VHC. C’est la première maladie chronique qui est devenue guérissable.

  • En début d’hépatite, à la phase aiguë, repos, arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), arrêt de toute boisson alcoolisée sont les mesures à prendre.
  • À l’heure actuelle, les traitements existent en Algérie (Sofosdac des Laboratoires BEKER) et sont pris en charge gratuitement par l’hôpital.

En Rappel 

Comme déjà cité la principale voie de contamination passe par le partage de matériel entre consommateurs de drogues injectables. Il  faut absolument éviter l’échange de seringues usagées. Des mesures de sensibilisation et d’éducation sont menées régulièrement  chez ces populations à risques

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